Volvariella Speg.

Anal. Mus. nac. Hist. nat. B. Aires 6: 119 (1898) [1899]

 

Genre (Fam. Pluteaceae) cosmopolite d'environ une cinquantaine d’espèces dont 14 sont connues d’Afrique tropicale (Pegler, 1977; Heinemann, 1975, 1978). Bien que le genre soit classé dans les Pluteaceae, il est polyphylétique. La majorité de ses espèces sont plus apparentées à Camarophyllus et Cantharocybe (Hygrophoraceae) qu’à Pluteus (Justo et al., 2011). Deux espèces africaines proches de PluteusVolvariella gloiocephala (= V. speciosa) et Volvariella earlei, ont récemment été recombinées dans le nouveau genre Volvopluteus Vizzini, Contu & Justo. Les autres espèces africaines sont maintenues dans Volvariella.

Sporophores à chapeau et pied central, voile universel présent. Chapeau convexe à plano-convexe, umboné ou non, radialement fibrilleux à lisse ou tometeux, sec, non glutineux, blanc, beige, brun à brun grisâtre. Hyménophore à lamelles serrées, libres, ventrues, blanchâtres, puis roses à rose-brunâtre incarnat. Pied central, cylindrique, sortant d’une volve membraneuse en sac, voile partiel absent, anneau absent. Contexte mou et fragile. Sporée rosé-incarnat à saumon-beige ou brun grisâtre pâle. Spores ellipsoïdes, lisses, à paroi assez épaisse, sans pore germinatif. Basides clavées, 4-spores. Cheilocystides présentes, clavées, fusiformes, lagéniformes, utriformes ou rostrées. Pleurocystides présentes, moins variables. Système d’hyphes monomitique. Boucles absentes. Revêtement piléique de type rectocutis ou trichoderme, non-gélifié (gélifié chez Volvopluteus). Trame des lamelles typiquement inversée.

Les Volvariella sont généralement des saprotrophes qui poussent sur le sol mais aussi et surtout sur bois mort, compost ou paille. Une espèce, Volvariella surrecta (Knapp) Singer, est parasitaire sur les sporophores d’autres champignons (en Afrique sur Leucopaxillus).

Les volvaires ressemblent à certaines amanites. Plusieurs cas d’intoxications mortelles sont dus à la confusion de volvaires avec Amanita phalloides (Boa, 2004).

 

Les volvaires, principalement Volvariella volvacea, sont cultivés en Asie à l’échelle industrielle. Un excellent manuel pour la culture est fourni par Oei (1993). Deux espèces semblent effectivement consommées en Afrique tropicale, Volvariella parvispora Heinemann et V. volvacea (Rammeloo & Walleyn, 1993).

A cosmopolitan genus (Fam. Pluteaceae) of about 50 species, 14 of which are known from tropical Africa (Pegler, 1977; Heinemann, 1975, 1978). Although the genus is classified in the Pluteaceae, it is polyphyletic. The majority of its species are more closely related to Camarophyllus and Cantharocybe (Hygrophoraceae) than to Pluteus (Justo et al., 2011). Two African species close to Pluteus, Volvariella gloiocephala (= V. speciosa) and Volvariella earlei, have recently been recombined in the new genus Volvopluteus Vizzini, Contu & Justo. The other African species are maintained in Volvariella.

Sporophores with cap and central stipe, universal veil present. Cap convex to plano-convex, umbonate or not, radially fibrous to smooth or tomentose, dry, not glutinous, white, beige, brown to greyish-brown. Hymenophore with lamellae tight, free, enlarged, whitish, then pink to pinkish-brownish incarnat. Stipe central, cylindrical, protruding from a membranous bag-like volva, partial veil absent, ring absent. Context soft and fragile. Spore print pinkish to salmon-beige or pale greyish-brown. Spores ellipsoid, smooth, fairly thick-walled, without germinative pore. Basidia clavate, 4-spores. Cheilocystidia present, clavate, fusiform, lageniform, utriform or rostrate. Pleurocystidia present, less variable. Hyphae monomitic. Clamp connections absent. Pileipellis a rectocutis or trichoderm, not jellied (jellied in Volvopluteus). Trama typically inverted.

Volvariella species are generally saprotrophs and grow on the ground but also and especially on dead wood, compost or straw. One species, Volvariella surrecta (Knapp) Singer, is parasitic on sporophores of other fungi (in Africa on Leucopaxillus).

Volvariella species resemble some amanites. Several cases of fatal poisoning are due to confusion with Amanita phalloides (Boa, 2004).

 

Volvariella species, mainly V. volvacea, are grown in Asia on an industrial scale. An excellent manual for cultivation is provided by Oei (1993). Two species appear to be effectively consumed in tropical Africa, Volvariella parvispora Heinemann and V. volvacea (Rammeloo & Walleyn, 1993).