Schizophyllum Fr.

Observ. mycol. (Havniae) 1: 103 (1815)

 

Genre (Fam. Schizophyllaceae) cosmopolite comprenant environ 18 espèces, la majorité d’Amérique latine, rares et peu connues. Une seule, Schizophyllum commune, est très répandue et commune à travers toute l’Afrique tropicale.

Sporophores à chapeau à attachement dorsal ou latéral excentrique, pied généralement réduit ou absent, sans voile universel. Chapeau convexe, flabelliforme à plan, à marge incisée-érodée, tomenteux à fibrilleux, blanchâtre gris, beige ou brunâtre, grisâtre à l’état sec, reviviscent après une période sèche. Hyménophore généralement lamellé, lisse ou rugueux. Lamelles convergentes vers un point non central, blanches à grisâtres ou brunâtres pale, arête double ou fendue, blanchâtre. Pied nul ou latéral et très rudimentaire, sans voile ni anneau. Contexte coriace, gélatineux par temps humide. Sporée blanche à crème, rosée à saumon ou brun grisâtre pale. Spores cylindriques à réniformes, lisses, à paroi mince sans pore germinatif distinct, inamyloïdes. Basides clavées, 4-spores. Cystides généralement nulles. Système d’hyphes monomitique. Boucles présentes. Revêtement piléique de type tomentum ou trichoderme. Trame des lamelles régulière.

Les Schizophyllum sont des saprotrophes de bois mort, très communs dans toutes les zones climatiques à l’exception de l’Antarctique ou il n’y pas de bois. Les espèces sont xéro-tolérantes ce qui leur permet de pousser dans des endroits très ensoleillés et d’y survivre durant de longues périodes sèches (6 mois ou plus). Les sporophores peuvent facilement dépasser 1 an et sporuler durant les périodes humides.

L’attrait pour les Schizophyllum est généralement bas en raison de leur contexte coriace. Au niveau mondial, les Schizophyllum sont surtout consommés en Afrique tropicale (Rammeloo & Walleyn, 1993, 1994; Eyi et al., 2011). La culture en est possible sur différents substrats, mais semble marginale comparée à la cueillette des souches sauvages.