Auricularia Bull.

Herb. Fr. (Paris) 3: tab. 290 (1780)

 

Genre (Fam. Auriculariaceae) presque cosmopolite, qui comporte une quinzaine d’espèces dont 3 relativement communes à travers toute l’Afrique tropicale.

Sporophores résupinés, résupinés-récurvés ou piléés et alors en forme d’oreille, 1-10 cm diam. Surface supérieure des formes pilées (auriculariformes), convexe, ondulée, à revêtement tomenteux (poils microscopiques à paroi épaisse) ou presque lisse, sec, brun vif à terne, brun noirâtre ou exceptionnellement blanc. Hyménophore lisse, veiné, ridé, ou réticulé, brunâtre, grisâtre, généralement à reflets violet-pourpre, immuable ou brunâtre au froissement. Chair assez coriace, gélatineuse et élastique, cassante à l’état sec (en herbier). Sporée blanche. Spores allantoïdes, hyalines, lisses, à paroi mince, non cloisonnée, inamyloïde. Basides très longues, clavées ou cylindriques, à 3 septes transversaux; phragmobasides à 4 stérigmates, 1 par compartiment. Cystides nulles. Système d’hyphes monomitique. Anses d'anasomose présentes.

Espèces saprotrophes de bois mort (généralement sur feuillus), causant une pourriture blanche. Quelques espèces sont des parasites de faiblesse. En Asie, plusieurs espèces sont cultivées à petite et grande échelle, non seulement utilisées comme aliment mais aussi à des fins médicales (Boa 2004).


Clé des espèces comestibles d'Afrique tropicale 

 

1a. Revêtement du chapeau finement hirsute à pubescent = Auricularia cornea Ehrenb.

1b. Revêtement du chapeau glabre = 2

 

2a. Surface hyméniale lisse = Auricularia auricula-judae (Bull.) Quél.

2b. Surface hyméniale veinée à réticulée = Auricularia delicata (Mont. ex Fr.) Henn.