Amanita Pers.

Tent. disp. meth. fung. (Lipsiae): 65 (1797)

 

Genre (Fam. Amanitaceae) de plus de 500 espèces décrites de par le monde, dont une cinquantaine en Afrique tropicale, la plupart endémiques mais quelques-unes introduites avec des essences exotiques (résineux, Eucalyptus). Dans les régions tempérées, le genre a très mauvaise réputation à cause de toxines puissantes et mortelles présentes dans un certain nombre d’espèces. Peu d’espèces sont consommées mais chaque année des cas d’intoxications fatales sont rapportés. En Afrique tropicale, la situation semble différente à cause de la présence de plusieurs espèces d’amanites comestibles qui ne prêtent apparemment pas à confusion. Ces espèces, dont la très grande Amanita loosii, semblent largement répandues dans les forêts claires africaines. En région zambézienne, énormément de groupes ethniques considèrent ces amanites comme un aliment de qualité et certaines en ont fait une source saisonnière de revenu.

Sporophores charnus ou non, à chapeau et pied central, muni d’un voile universel floconneux ou membraneux. Chapeau convexe à plan, umboné ou non, sec, gluant ou cireux-graisseux, blanc ou coloré (jaune, orange, rouge, rose, vert, olivacé, brun, grisâtre). Sans voile sur le chapeau et alors lisse ou radialement fibrilleux ou muni de restes du voile universel et alors couvert d’écailles poudreuses, plates ou coniques, souvent blanches, grisâtres ou jaunes. Hyménophore à lamelles libres ou subtilement attachées, blanches, jaunâtres, olivâtre pâle; arête des lamelles lisse ou non, concolore ou non. Pied cylindrique, avec ou sans base gonflée, anneau présent ou absent (Amanitopsis), membraneux, fixe; volve présente ou non (fugace). Contexte mou et fragile, immuable ou rougissant, rosissant au contact de l’air. Sporée généralement blanche, crème ou jaune-verdâtre pâle. Spores généralement globuleuses, rarement ellipsoïdes ou cylindriques, lisses, sans pore germinatif, à paroi mince, hyalines, amyloïdes ou non. Basides clavées, 4-spores, avec ou sans boucle. Cheilocystides présentes ou absentes. Système d’hyphes monomitique, à parois minces, avec ou sans boucles. Revêtement piléique divers, de type rectocutis, ixorectocutis pour les espèces graisseuses. Trame des lamelles divergente.

Les espèces poussent sur le sol ou la litière et sont ectomycorrhiziennes. Certaines espèces ont un spectre d’hôtes plutôt strict et s’associent avec une seule espèce d’arbre, tandis que d’autres peuvent s’associer à la fois aux gymnospermes et aux angiospermes (Amanita muscaria). Une révision des espèces de Zambie est proposée par Pegler & Shah-Smith (1997).