Volvariella volvacea (Bull.) Singer

Lilloa 22: 401 (‘1949’, 1951)

 

Synonymes :

Agaricus volvaceus Bull., Herb. Fr. (Paris) 6: tab. 262 (1786); Volvaria volvacea (Bull.) P. Kumm. , Führ. Pilzk. (Zerbst): 99 (1871); Volvariopsis volvacea (Bull.) Murrill, N. Amer. Fl. (New York) 10(2): 144 (1917).

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 238, photo 71; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 240, fig. 124; Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABC Taxa 10: 222, figs 151 & 152 et 12 fig. 3A; Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 113, fig. 121; Pegler (1977), A preliminary agaric flora of East Africa: 260, fig. 53/2; Sharp (2014), A pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 2: 70 + fig.

 

Macroscopie – Sporophores isolés ou groupés. Chapeau 5-6(-7) cm diam., peu charnu, convexe-parabolique (ovoïde), puis convexe-subumboné; revêtement sec, lisse, radialement fibrilleux-soyeux, à fibrilles apprimées, immuable, gris vers la marge, presque noir au centre (disque); marge d'abord légèrement incurvée, puis droite, radialement déchirée et montrant alors la chair blanche sous-jacente. Pied central, 4-6(-7) × 0,5-0,8 cm, droit à légèrement courbé, cylindrique, sub-bulbeux à la base, sec, mat ou soyeux, fibrilleux, blanc à  blanchâtre, plein, puis brun-clair et fistuleux, immuable, sans anneau. Volve en forme de sac, assez grande, 0,5-1 mm épaisseur, irrégulièrement lobée, non-apprimée; surface externe tomenteuse-veloutée, mate, jaunâtre sali de brun, finalement gris-brun foncé. Lamelles entièrement libres, inégales, denses mais non-serrées, ventrues, 4-6 mm large, minces, blanches, puis rosâtres (7AB3); lamellules de différentes longueurs, 1-3/lame; arête entière à sinueuse, plus pâle, puis concolore. Chair mince dans le chapeau, fibrilleuse dans le pied, blanche, immuable. Odeur faible. Goût doux, agréable. Sporée rose.

 

Microscopie – Spores ellipsoïdes, lisses, (6-)6-6,8-7,7(-7,9) × (4,3-)4,2-4,8-5,4(-5,5) µm, Q = (1,25-)1,24-1,42-1,6(-1,7). Basides clavées, 30-37 × 7-8,8 µm, 4-spores. Pleurocystides en forme de ballon. Cheilocystides abondantes, ventrues, souvent à apex effilé. Anses d’anastomose absentes.

 

Ecologie – Saprotrophe, sur déchets ligneux à un stade avancé de putréfaction,  troncs d'arbres morts, mais parfois aussi sur terre nue à proximité de bois fortement pourri; forêt dense humide, muhulu, miombo, plantation.

 

Distribution géographique – Très répandu en Afrique tropicale. R. Afrique du Sud (Gorter & Eicker, 1988)Bénin (De Kesel et al. , 2002), Cameroun (Douanla-Meli, 2007; van Dijk et al., 2003), R. Centrafricaine (Heim & Cailleux, 1965), R.D. Congo (De Kesel et al., 2017), Gabon (Eyi, 2009; Eyi et al., 2011), Ghana (Dade, 1940; Holden, 1970), La Réunion (Peerally & Sutra, 1972), Madagascar (Heim, 1936; Peerally, 1979), Malawi (Morris, 1990; Williamson, 1975), Maurice (Peerally, 1979), Nigéria (Oso, 1975; Zoberi, 1972), Tanzanie (Härkönen et al. , 2003), Togo, Zanzibar (Peerally & Sutra, 1972).

 

Notes – Volvariella volvacea est envisagé ici au sens large. L’espèce présente une grande plasticité phénotypique et ressemble macroscopiquement à Volvariella congolensis et à V. parvispora, toutes deux néanmoins à spores plus petites.

 

La révision des espèces de R.D. Congo (Heinemann, 1975, 1978) présente une clé d’identification de 18 taxons du genre Volvariella , dont certains recombinés récemment sous Volvopluteus (Justo et al., 2011)Volvopluteus earlei, également comestible et consommée, notamment au Bénin (De Kesel et al., 2002) est une espèce proche de Volvariella volvacea. Elle a le chapeau blanc, lisse à glutineux et ses sporophores se développent sur le sol, souvent dans les champs récemment labourés.

 


Cliquez sur la carte de distribution pour visualiser les métadonnées des spécimens