Termitomyces schimperi (Pat.) Heim

Arch. Mus. Hist. Nat. Paris, sér. 6, 18: 114 (1942)

 

Synonyme:

Lepiota schimperi Pat., Rev. Mycol. 13: 135 (1891).

Références illustrées: De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 231, photos 67 & 68; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 226, figs 115 & 116; Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABC Taxa 10: 214, figs 146 & 147; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 143, figs 199 & 200; Heim (1942a), Arch. Mus. Nat. Hist. Nat., sér. 6, 18: 114, pl. 9, fig. D; Heim (1952), Mém. Soc. Helv. Sc. Nat. 80: 17, figs 6, 7, pl. 5, pl. 9, fig. C, pl. 10, figs 10-17; Heim (1963c), Sciences 26: 33, photo; Heim (1977), Termites et champ: 66, figs 15-17; Malaisse et al. (2008), Geo-Eco-Trop 32: 4, pl. 2D-E; Mossebo et al. (2002), Bull. Soc. Mycol. Fr. 118(3): 220, fig. 8, pl. 6; Pegler (1969), Kew Bull. 23: 225, fig. 2/5; Pegler (1977), A preliminary agaric flora of East Africa: 287, fig. 63/1; Ryvarden et al. (1994), Introd. Larger Fungi S. Centr. Afr.: 85 + fig.; Sharp (2011), A Pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 1: 74 + fig.; van der Westhuizen & Eicker (1991), S. Afr. J. Bot. 57(1): 67-70, figs 1-7; Yorou & De Kesel (2011), Liste Rouge champ. sup. Bénin: 58, fig. 5.11; Yorou et al. (2014), Ectomycorrhizal symbiosis in tropical and Neotropical forests: 254, fig 5c.

 

Macroscopie – Chapeau 8-25 cm diam., charnu, ferme et massif, d’abord globuleux noirâtre, puis plano-convexe à étalé, couvert d’écailles grossières, à perforatorium peu marqué; marge d’abord infléchie et appendiculée, puis droite, lisse, non striée; revêtement sec, souvent soyeux, blanc, presque entièrement séparable, surmonté d’écailles semi-retroussées persistantes, centre craquelé et formant de gros blocs polyédriques foncés (5-6D4), plus petits et arrangés de façon concentrique vers l’extérieur. Pied massif, 6-15 × 2-4 cm, central, cylindrique, atténué vers le bas, blanc, lisse ou subsquamuleux au-dessus de l’anneau, entièrement squameux en dessous et couvert de grossières écailles foncées (5-6D4) et retroussées, graduellement plus subtiles vers le bas; pseudorhize -50 cm long, blanche, atténuée, fibreuse, cassante, à petites écailles; anneau simple, large et épais, fixe, blanc, ascendant, bord courbé vers le bas. Lamelles libres ou subéchancrées, serrées, -1,2 cm large, inégales, blanches ou subtilement rosâtres; lamellules nombreuses, de longueurs différentes; arête lisse, concolore. Chair épaisse dans le chapeau, blanche, immuable. Goût et odeur faibles. Sporée rose incarnat. 

 

Microscopie – Spores ellipsoïdes, hyalines, lisses, (5,7-)5,7-6,9-8,2(-8,9) × (3,5-)3,7-4,6-5,5(-6,3) μm, Q = (1,28-)1,27-1,51-1,75(-1,94). Basides clavées, 4-spores, 24-30 × 6-8 μm. Cheilo- et pleurocystides similaires, très abondantes, cylindriques à lagéniformes ou fusiformes, 2-3-cloisonnées transversalement. Anses d’anastomose absentes.

 

Ecologie – Symbiotique, obligatoirement associé aux termites du genre Odontotermes (Froslev et al., 2003), notamment O. patruus et O. latericius (Piearce, 1987; Froslev et al., 2003), sur termitière épigée; forêt dense humide, forêt claire, savane.

 

Distribution géographique connue – Bénin (De Kesel et al., 2002; Yorou et al. 2014), Burundi (Degreef et al., 2016; Nzigidahera, 2007), Cameroun (Heim, 1952, 1958, 1977 ; Mossebo et al., 2008, 2009; Njouonkou et al., 2016), R. Centrafricaine (Heim, 1963, 1977; Malaisse et al., 2008), R.D. Congo (Degreef et. al., 1997; De Kesel & Malaisse, 2010; Heim, 1952, 1958, 1977; De Kesel et al., 2017; Malaisse, 1997; Parent & Thoen, 1977), Côte d’Ivoire (Heim, 1942, 1952, 1958, 1977; ; Yorou et al., 2014), Ethiopie (Heim, 1952, 1958, 1977; Pegler, 1969, 1977)Ghana (Apetorgbor et al., 2005)Guinée (Heim, 1952, 1958, 1977), Malawi (Morris, 1990), Namibie (van der Westhuizen & Eicker, 1991), Rwanda (Degreef et al., 2016), Tanzanie (Pegler, 1969, 1977)Togo (Yorou et al., 2014)Zambie (Pegler & Piearce, 1980; Härkönen et al., 2015).

 

Note – Termitomyces schimperi est une espèce peu fréquente est très facilement reconnaissable à ses sporophores massifs, à revêtement blanc d’abord entièrement couvert d’une couche squamuleuse brunâtre, ne subsistant finalement que sous forme d’une plaque détachable au sommet du chapeau et en dessous de l’anneau.


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