Russula congoana Pat.

Bull. Soc. mycol. Fr. 30(3): 336 (1914)

Synonymes:

Russula congoana Pat., Bull. Soc. mycol. Fr. 30(3): 336 (1914) var. congoana; Russula congoana var. djongoensis Buyck , Bull. Jard. Bot. Nat. Belg. 58(3-4): 474 (1988).

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 146, photo 25; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 202, fig. 102; Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 100, fig. 106; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 128, fig. 178; Pegler (1977), A preliminary agaric flora of East Africa: 576, fig. 128/1; Sharp (2011), A Pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 1: 21 + fig.

 

Macroscopie  Sporophores isolés ou grégaires. Chapeau 2-4 cm diam., d'abord convexe à plano-convexe, puis étalé, largement déprimé au centre; revêtement luisant, lisse, un peu gluant à l’état humide, séparable jusqu'à 1 cm du bord du chapeau, entièrement rouge vif (10CD8) au début, présentant parfois des zones plus claires de forme irrégulière; marge d'abord infléchie, puis droite, légèrement striée. Pied central, 3,0-5,0 × 0,8-1,4 cm, droit, subcylindrique, typiquement rouge à rougeâtre (9A2-5) à mi-hauteur, blanc à la base et au sommet, plein, devenant spongieux, finalement creux, sans anneau; surface lisse, sèche, immuable. Lamelles assez serrées, adnées, parfois sub-décurrentes, égales, presque horizontales, rarement fourchues près du pied, très faiblement interveinées, cassantes, 3-4 mm large, d'abord blanches puis jaune-crème (4A2-3); arête entière, souvent un peu plus claire, parfois rougeâtre près de la marge. Chair peu compacte, cassante, non-fibreuse, assez mince dans le chapeau (< 3 mm), blanche et rougeâtre sous le revêtement piléique, immuable. Odeur fongique, fraîche. Goût agréable, neutre, doux ou légèrement piquant. Sporée pâle, jaunâtre.

 

Microscopie – Spores (7,7-)7,6-8,8-9,9(-9,6) × (6,5-)6,6-7,3-7,9(-7,8) µm, Q = (1,02-)1,06-1,2-1,34(-1,31), ellipsoïdes, ornementation composée de crêtes épaisses et finement connectées et de verrues arrondies, isolées, -1 µm haut, à surface entièrement amyloïde; plage supra-hilaire 3 µm large, fortement amyloïde. Cystides 40-60 × 9-15 µm, cylindracées, clavées, très fréquemment finement capitées. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie – Ectomycorrhizien, associé à  Isoberlinia (De Kesel et al., 2002; Yorou et al., 2002)Brachystegia, Uapaca, Marquesia macroura, Julbernardia paniculata; forêt claire, miombo, savane boisée.

 

Distribution géographique connue – Bénin (De Kesel et al., 2002), R.D. Congo (Degreef et al., 1997; De Kesel et al., 2017), Mozambique (Pegler, 1977), Tanzanie (Härkönen et al., 2003), Zambie (Härkönen et al., 2015)Zimbabwe (Sharp, 2011).

 

Note  Plusieurs autres russules rouges ressemblent macroscopiquement à Russula congoana, la plus proche étant R. compressa qui pousse également souvent dans le même milieu.


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