Russula cellulata Buyck                               

Bull. Jard. bot. Belg. 59: 245 (1989)

Références illustrées: Buyck (1994), Ubwoba: 110, figs 81-84; De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 144, photo 24; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 196, fig. 98; Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 97, fig. 102; Nzigidahera (2007), Ress. biol. sauvages du Burundi 30, fig. 33.

 

Macroscopie – Sporophores isolés ou grégaires. Chapeau 5-10 cm diam., d'abord globuleux, puis convexe à dépression large au centre, finalement étalé mais toujours déprimé-ombiliqué, infléchi puis droit à la marge; revêtement sec, mat, sub-cireux au centre, lisse, brun à brun foncé (5E5-7, 5F6-7) au centre, puis brun clair (5D5-6), graduellement brun clair à crème vers la marge (4A2); le bord jusqu’à mi-rayon devenant concentriquement gercé-crevassé, montrant la chair blanchâtre sous-jacente. Pied central, 5,0-8,0 × 0,8-1,5 cm, cylindrique, parfois comprimé, droit ou faiblement courbé, sec, rétréci vers la base, lisse ou subtilement ridulé en longueur, blanc, puis grisonnant sur toute sa longueur, souvent taché de brun-orange (5-6C4-5) à la base, plein, devenant médulleux à sub-carverneux avec l'âge, sans anneau. Lamelles très serrées, libres, égales mais toutes bifurquées au moins une ou deux fois, cassantes, 4-6 mm large, crème (4A2); arête entière, concolore. Chair cassante, non-fibreuse, peu épaisse dans le chapeau, blanchâtre à beige dans tout le sporophore, devenant lentement brunâtre à la coupe et dans les morsures. Odeur faible, rapidement désagréable. Goût neutre à doux, agréable. Sporée blanchâtre.

 

Microscopie – Spores (6,6-)6,7-7,4-8,2(-8,3) × (5,6-)5,5-6,1-6,6(-6,8) µm, Q = 1,15-)1,11-1,22-1,33(-1,38), ellipsoïdes; ornementation amyloïde, composée de verrues basses, souvent alignées et parfois finement connectées, formant un réseau incomplet; plage à peine amyloïde. Basides 30-40 × 9-10 µm, 4-spores. Cystides abondantes, clavées, -70 µm de long. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie – Ectomycorrhizien, associé à Afzelia africana (De Kesel et al., 2002)Marquesia (Buyck, 1993), Brachystegia spp.forêt dense sèche, forêt galerie, miombo.

 

Distribution géographique connue – Bénin (De Kesel et al., 2001), Burundi (Buyck, 1994; Nzigidahera, 2007), R.D. Congo (Degreef et al., 1997; De Kesel et al, 2017), Kenya, Tanzanie (Härkönen et al., 2003), Togo.

 

Note – Russula cellulata peut être confondue avec Russula liberiensis, également comestible, qui occupe les mêmes niches écologiques et dont le chapeau montre des couleurs très similaires avec une marge qui est aussi gercée-crevassée. Les deux espèces appartiennent au même groupe (sect. Fistulosae, subsect. Brunneodermatinae). Sous le microscope, Russula liberiensis a néanmoins des spores plus globuleuses (Q = 1,02-1,13) et ornées de verrues entièrement isolées.


Cliquez sur la carte de distribution pour visualiser les métadonnées des spécimens