Pleurotus pulmonarius (Fr.) Quél.

Mém. Soc. Émul. Montbéliard, Sér. 2 5: 11 (1872)

 

Synonymes:

Agaricus pulmonarius Fr., Syst. mycol. (Lundae) 1: 187 (1821); Agaricus pulmonarius Fr., Syst. mycol. (Lundae) 1: 187 (1821) subsp. pulmonarius; Pleurotus pulmonarius (Fr.) Quél., Mém. Soc. Émul. Montbéliard, Sér. 2 5: 11 (1872) var. pulmonarius; Dendrosarcus pulmonarius (Fr.) Kuntze , Revis. gen. pl. (Leipzig) 3(2): 464 (1898); Pleurotus ostreatus f. pulmonarius (Fr.) Pilát, Bull. trimest. Soc. mycol. Fr. 49(3-4): 281 (1934) [1933].

Agaricus pulmonarius subsp. juglandis Fr., Icon. Sel. Hymenomyc. 1: tab. 87 (1867); Pleurotus pulmonarius var. juglandis (Fr.) Sacc., Syll. fung. (Abellini) 5: 362 (1887).

Pleurotus araucariicola Singer, Lilloa 26: 141 (1954) [1953].

Pleurotus pulmonarius var. lapponicus E. Ludw., Pilzkompendium (Eching) 1(2): 570 (2001).

 

Référence illustrée: De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 190, fig. 95.

 

Macroscopie  Sporophores grégaires, fasciculés, imbriqués sur bois pourri. Chapeau d’abord convexe, puis flabelli- à spatuliforme, parfois réniforme, dimidié, -12 cm large, charnu; revêtement lisse, glabre ou un peu tomenteux blanc au fond, sec, blanchâtre-beige à pâle brun grisâtre (5C2); marge lisse, puis ondulée, flexueuse, finement striée par endroits, immuable. Pied très court ou rudimentaire, 0,5-1,0 × 0,8-1,2 cm, latéral, blanchâtre, lisse, relativement dur, plein, sans anneau. Lamelles inégales, assez serrées, très minces, non bifurquées, parfois anastomosées vers le pied, décurrentes, blanches devenant blanchâtres à beige; lamellules fréquentes, 4-6/lame; arête entière, concolore. Chair blanche, mince, peu fibreuse sauf dans le pied, immuable. Odeur faible. Goût doux et agréable. Sporée blanchâtre.

 

Microscopie – Spores (7,4-)7,8-9,2-10,6(-10,5) × (3,6-)3,5-4-4,5(-4,6) µm, Q = (1,8-)1,98-2,29-2,6(-2,68), longuement ellipsoïdes à cylindriques, guttulées, lisses, à paroi mince, hyalines. Basides 22-30 × 6-8 μm, clavées, (2-)4-spores. Cheilocystides nombreuses, clavées à fusoïdes ou lagéniformes. Pleurocystides non observées. Système d’hyphes monomitique. Anses d'anastomose présentes.

 

Ecologie Saprotrophe, sur bois mort, causant une pourriture blanche; forêt galerie, miombo, muhulu, champ, jardin.

 

Distribution géographique connue – Cosmopolite, préférentiellement des régions chaudes. Cameroun (Njouonkou, 2011; Njouonkou et al., 2016), R.D. Congo (De Kesel et al., 2017).

 

Notes – Les pleurotes les plus cultivés au monde sont des variétés de Pleurotus pulmonarius. En raison de sa préférence pour un climat plus chaud, cette espèce est idéale pour la mise en culture en Afrique tropicale.

 

Pleurotus pulmonarius ressemble fortement à P. cystidiosus, mentionnée au Burundi (Buyck, 1994) et au Bénin (De Kesel et al., 2002). Les deux taxons ont une écologie très similaire mais Pleurotus cystidiosus se distinque de P. pulmonarius par ses spores nettement plus longues (11-)15-20 × (4-)5-6(-6,5) µm et plus allongées (Q = 2,8-3,25).


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