Marasmius bekolacongoli Beeli

Bull. Soc. Roy. Bot. Belg. 60: 157 (1928)

 

Références illustrées: Antonín (2007), Fungus Fl. Trop. Afr. 1: 64, fig. 46, pl. 6/42; Beeli (1928), Bull. Soc. Roy. Bot. Belg. 60: 157, pl. 3, fig. 12; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 175, fig. 88; Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABCTaxa 10: 163, figs 115 & 116;  Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 95, fig. 100; Pegler (1977), A preliminary agaric flora of East Africa: 171, fig. 33/3; Ryvarden et al. (1994), Introd. Larger Fungi S. Centr. Afr.: 97 + fig.; Sharp (2014), A pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 2: 55 + fig.; Singer (1964), Bull. Jard. Bot. Etat Brux. 34: 346, fig. 20d,e; Singer (1965), Fl. Icon. Champ. Congo 14: 263, pl. 44, fig. 6.

 

Macroscopie – Sporophores solitaires ou en groupes. Chapeau (1-)3-7(-9) cm diam., campanulé puis plan convexe à centre déprimé; revêtement fortement sulqué, strié par transparence, glabre, jamais ruguleux, crénelé à la marge, brun violacé (11EF5-6), rouge terne ou rouge grisâtre au centre et sur les stries (11C3-E4), blanc jaunâtre à jaune grisâtre (4A2-B3) ou jaune citron ailleurs. Pied 5-15 ´ 0.25-0.6(-1) cm, cylindrique, creux, glabre, lisse, subtilement sillonné longitudinalement à maturité, jaune pâle (4A3) puis jaune grisâtre (4B3) au sommet, parfois teinté de lilas à l’état jeune puis brun clair (5D4-5) à brun (7D6). Mycélium basal blanc, tomenteux, parfois formant une couche feutrée sur le substrat. Lamelles distantes à très distantes, adnées à presque libres, relativement larges, non interveinées mais souvent ruguleuses entre les lamelles, blanc jaunâtre ou jaune citron pâle (2A2-3); arête blanchâtre. Chair très mince, lilas pâle à brun. Odeur fongique. Goût doux. Sporée blanche.

 

Microscopie – Spores très allongées, clavées, subcylindriques à légèrement courbées, à paroi mince et hyaline, (16,7-)16,6-19-21,5(-20,9) × (4,1-)3,9-4,9-5,9(-5,9) µm, Q = (3,25-)3,11-3,93-4,75(-4,72). Basides 30-40 ´ 8-10 μm, clavées, 4-spores. Cheilocystides clavées à subfusoïdes, à paroi mince ou un peu épaissie. Revêtement piléique à cellules clavées à vésiculeuses, lisses. Anses d’anastomose présentes.

 

Ecologie – Saprotrophe, sur le sol ou sur feuilles en décomposition; forêt dense humide, forêt claire, forêt galerie, muhulu, plantation de Elaeis guineensis.

 

Distribution géographique connue – Bénin, Burundi (Antonín, 2007; Degreef et al., 2016), Cameroun (Antonín, 2007), R.D. Congo (Antonín, 2007; Beeli, 1928; De Kesel et al., 2017; Singer, 1964, 1965), Gabon (Eyi, 2009; Eyi et al., 2011), Kenya (Antonín, 2007; Pegler, 1977), Malawi (Antonín, 2007; Morris, 1990), Nigeria (Antonín, 2007), Ouganda (Antonín, 2007; Pegler, 1977), Rwanda (Degreef et al., 2016), Tanzanie (Antonín, 2007; Härkönen et al., 2003; Pegler, 1977), Togo, Zimbabwe (Antonín, 2007; Sharp, 2014).

 

Notes – Marasmius bekolacongoli se caractérise par un grand chapeau à chair très mince translucide, violacé et radialement strié de jaune. Les lamelles sont très distantes et le pied mince élancé est garni d’un mycélium basal abondant.

 

Cette espèce peut être confondue avec Marasmius zenkeri, également à teinte rose à violacée mais sans nuances de jaune. Elle ressemble aussi à Marasmius staudtii qui possède des pleurocystides, structures absentes chez M. bekolacongoli et M. zenkeri. Enfin, elle est proche morphologiquement de Marasmius katangensis, consommée au Cameroun (Douanla-Meli, 2007), mais dont le chapeau n'est pas sulqué-strié.


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