Marasmius arborescens (Henn.) Beeli

Bull. Soc. Roy. Bot. Belg. 60: 156 (1928)

 

Synonyme:

Collybia arborescens Henn., Bot. Jahrb. Syst. 22: 106 (1895).

 

Références illustrées: Antonín (2007), Fungus Fl. Trop. Afr. 1: 56, fig. 38, pl. 4/34; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 172, fig. 87; Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABCTaxa 10: 161, figs 113 & 114; Heim (1948), Ann. Sci. Nat., sér. Bot., 9: figs 1-3, pl. 1 & 2; Pegler (1977), A preliminary agaric flora of East Africa: 173, fig. 34/2; Zoberi (1972), Tropical macrofungi: 76, fig. 15.

 

Macroscopie – Sporophores fasciculés, en touffe, parfois en ronds de sorcières. Chapeau 1-2 cm diam., subcampanulé à subglobuleux-conique à marge involutée, puis convexe à plan à centre légèrement déprimé et marge légèrement infléchie; revêtement sec, glabre, subhygrophane, d’abord strié par transparence à la marge puis jusqu’à mi-rayon, lisse à légèrement ruguleux, blanc ou blanchâtre ou crème (3A2), jaune orange ou brun orangé au centre. Pied 4,5-17 × 0,1-0,2 cm, subcylindrique, souvent comprimé, poudreux, pruineux à tomenteux, creux, blanc ou concolore au chapeau à l’apex, brun rougeâtre sale, beige, ocracé à brun rouge foncé vers le bas (6CD5-7DE7). Mycélium basal tomenteux, couleur crème. Lamelles denses, adnées à adnées-subdécurrentes, étroites (-1 mm haut), jaune pâle (4A2) à reflets crème orange ou blanches, lamellules nombreuses  (2-4/lamelle); arête concolore, finement pubescente, entière ou légèrement inégale. Chair mince (-0,5 mm), blanche à blanchâtre, assez fragile, concolore à la surface du pied. Odeur d’amande amère à fongique. Goût doux, agréable. Sporée blanche. 

 

Microscopie – Spores étroitement ellipsoïdes à sublacrymoïdes, hyalines, formant souvent des chlamydospores à paroi épaisse à l’intérieur (8,5-)8,3-9,3-10,4(-10,6) × (3,1-)3,1-3,7-4,2(-4,1) µm, Q = (2,21-)2,14-2,56-2,98(-2,99). Basides 18-25 × 6-8 μm, clavées, 4-spores. Cheilocystides clavées, subfusoïdes à subvésiculeuses, parfois subrostrées. Anses d’anastomose présentes.

 

Ecologie – Saprotrophe, sur litière ou rarement sur bois; forêt dense humide, forêt dense sèche, forêt claire, forêt galerie, muhulu, miombo, plantation de Elaeis guineensis.

 

Distribution géographique connue Angola (Antonín, 2007), Burundi (Antonín, 2007), Cameroun (Antonín, 2007; Heim, 1948), R.D. Congo (Antonín, 2007; De Kesel et al., 2017; Singer, 1965), Gabon (Eyi et al., 2011), Ghana (Antonín, 2007), Kenya (Antonín, 2007), Malawi (Antonín, 2007; Morris, 1990), Nigeria (Antonín, 2007), Ouganda (Antonín, 2007; Pegler, 1977), Rwanda (Degreef et al., 2016), Tanzanie (Antonín, 2007; Pegler, 1977), Togo.

 

Notes – L’unique source indiquant la comestibilité de cette espèce est une communication personnelle de Paulus & Musibono en R.D. Congo (Walleyn & Rammeloo, 1994). Aucun spécimen d’herbier ne l’accompagne mais l’identification en est assez facile et se base sur cette description orale.

 

La couleur des chapeaux de Marasmius arborescens est assez variable, du blanc à l’orange, en fonction de l’origine géographique des individus mais leur centre est toujours typiquement brun orangé. Néanmoins, l’espèce est facilement identifiable car il s’agit de la seule espèce de marasme poussant en touffes de 10-20 individus fragiles dont les pieds sont aussi densément fasciculés (Antonín, 2007).

 


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