Macrolepiota dolichaula  (Berk. & Broome) Pegler & R.W. Rayner

Kew Bull. 23(3): 365 (1969)

 

Synonymes:

Agaricus dolichaulus Berk. & Broome, Trans. Linn. Soc. London 27: 150 (1870); Lepiota dolichaula (Berk. & Broome) Sacc., Syll. Fung. (Abellini) 5: 32 (1887) [1886]; Mastocephalus dolichaulus (Berk. & Brooome) Kuntze, Revis. Gen. Pl. (Leipzig) 2: 860 (1891); Leucocoprinus dolichaulus (Berk. & Broome) Boedijn, Sydowia 5(3-6): 221 (1951). 

 

Références illustréesDe Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 170, figs 84 & 86; Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABC Taxa 10: 153, figs 108 & 109; Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 94, fig. 99; Pegler (1977), A preliminary agaric flora of East Africa: 312, fig. 67/2; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 123, fig. 170; Pegler & Rayner (1969), Kew Bull. 23(3): 365, fig. 3/3; Ryvarden et al. (1994) (ut M. procera), Introd. Larger Fungi S. Centr. Afr.: 68 + fig.; Sharp (2011), A pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 1: 67 + fig.

 

Macroscopie – Sporophores solitaires. Chapeau 10-20 cm diam., charnu, subglobuleux puis convexe, devenant plan, à mamelon central; revêtement sec, d’abord uniformément brun cannelle parfois légèrement rosé, ensuite restant entier et vélutineux au centre, se craquelant graduellement vers la marge en nombreuses petites écailles côniques concentriques sur fond blanchâtre; marge droite, appendiculée. Pied 16-60 × 1-2 cm, séparable, central, cylindrique, droit, à base bulbeuse bien délimitée (2-3 cm diam.), fibreux, fistuleux; revêtement lisse, glabre, blanc à fauve ocracé pâle, blessures parfois rougeâtres; anneau coulissant, pendant, membraneux, complexe, à marge finement érodée, blanc ou légèrement décoloré. Lamelles libres, écartées du pied, serrées, blanches à saumon ocracé pâle, larges (-1.5 cm haut), lamellules en séries subrégulières (4-5/lamelle), concolores. Chair épaisse (-1 cm au disque), blanche, faiblement rougissante. Odeur agréable, d’arachide. Goût doux. Sporée blanche à rose pâle. 

 

Microscopie – Spores lisses, ellipsoïdes, (12-)11,8-13,7-15,7(-16,9) × (8-)8,3-9,4-10,5(-10,7) µm, Q = (1,27-)1,31-1,45-1,59(-1,68), hyalines, à paroi épaisse, pore germinatif distinct. Basides 30-40 × 10-13 µm, piriformes, 4-spores. Cheilocystides piriformes à clavées. Anses d’anastomose abondantes.

 

Ecologie – Saprotrophe, sur le sol; forêt dense humide, forêt galerie, forêt claire, miombo, savane, jachère, plantation.

 

Distribution géographique connue Paléotropical. Bénin, R.D. Congo (De Kesel et al., 2017), Gabon (Eyi et al., 2011), Kenya (Pegler, 1969, 1977), Malawi (Morris, 1990), Ouganda (Pegler, 1977), Rwanda (Degreef et al., 2016), Tanzanie (Härkönen et al., 2003; Pegler, 1977), Zambie (Piearce, 1981; Härkönen et al., 2015), Zimbabwe (Ryvarden et al. 1994; Sharp, 2011).

 

Note – Macrolepiota dolichaula est reconnaissable à son chapeau plan finement squamuleux à centre mamelonné, son pied gracile très élancé à revêtement lisse et son anneau persistant, membraneux et engainant. Elle est proche de Macrolepiota africana mais en diffère néanmoins par ses squames minuscules sur le chapeau généralement blanc et le pied lisse, alors qu’il est moiré/chiné chez M. africana.

 

Macrolepiota gracilenta var. goossensiae (Beeli) Heinem. décrite de R.D. Congo présente les mêmes caractères macro- et microscopiques que M. dolichaula. Nous préférons ici utiliser M. dolichaula, le nom qui sera prioritaire s’il s’avère, comme nous le pensons, que ces deux taxons sont synonymes. De nombreuses illustrations de Macrolepiota gracilenta var. goossensiae sont disponibles dans la littérature (Beeli (1932), Bull. Soc. Roy. Bot. Belg. 64: 211, fig. 1, ut Lepiota procera var. goossensiae; Beeli (1936), Fl. Icon. Champ. Congo 2: 30, pl. 5, fig. 2, ut Lepiota gracilenta var. congolensis; Heinemann (1969), Bull. Jard. Bot. Nat. Belg. 39: 210, fig. 3; Heinemann (1970), Fl. Icon. Champ. Congo 17: 335, pl. 54, fig. 4).

 

Un risque de confusion existe avec Chlorophyllum molybdites, espèce toxique très répandue en Afrique tropicale. A maturité, celle-ci se distingue de M. dolichaula par des lamelles vertes et un pied moins élancé que les macrolépiotes. Des illustrations de ce taxon sont également disponibles (Heinemann (1967): 323, pl. 52, ut C. molybdites var. congolense; Pegler (1977): 303, fig. 65), Buyck (1994): fig. 11; van der Westhuizen & Eicker (1994): 44-45;Härkönen et al. (2003): 78, fig. 81).


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