Lactifluus gymnocarpus (R. Heim ex Singer) Verbeken

Mycotaxon 120: 445 (2012)

 

Synonyme:

Lactarius gymnocarpus R. Heim ex Singer, Pap. Mich. Acad. Sci. 32: 107 (1948) [1946].

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 143, fig. 72; Eyi et al. (2011) (ut Lactarius gymnocarpus), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABC Taxa 10: 132, fig. 94; Heim (1955) (ut Lactarius gymnocarpus), Bull. Jard. Bot. Etat 25, pl. 2: fig. 1b; Pegler (1977) (ut Lactarius gymnocarpus), A preliminary agaric flora of East Africa: 571, fig. 127/1; Thoen & Ba (1989) (ut Lactarius gymnocarpus), New Phytol. 113, pl. 1: fig. 2e; Verbeken & Walleyn (2010) (ut Lactarius gymnocarpus), Fungus Fl. Trop. Afr. 2: 88, Pl. 30.46; Yorou et al. (2014): p. 250, fig. 2b.

 

Macroscopie   Sporophores sur le sol, souvent isolés ou par 2-3.  Chapeau 6-10 cm diam., charnu, d’abord convexe, puis plano-convexe, à centre déprimé ou largement infundibuliforme à maturité; marge ruguleuse, souvent assez aiguë; revêtement non séparable, sec, mat, subtomenteux, parfois subtilement veiné-anastomosé, orange jaunâtre à jaune d’or (5B7-4A7), puis ocracé (5CD7) à brun orange (6-7D7). Pied 4-5 × 0,8-1,5 cm, cylindrique, parfois atténué vers le bas, sec, subtomenteux, concolore au chapeau mais blanchâtre à la base, plein à fistuleux. Lamelles décurrentes, prolongées longitudinalement sur le haut du pied, inégales, lamellules de longueurs différentes, bien espacées, larges jusqu’à 5-6 mm, épaisses, blanc jaunâtre à jaune pâle (3A3), tachées de brun à maturité; arête concolore. Chair ferme, cassante, granuleuse, blanche, brunissant irrégulièrement. Odeur peu agréable. Goût doux et succulent, de noisette. Latex abondant à l’état jeune, aqueux, d’abord blanc, puis lentement (30 min.) brun ocracé (par dessiccation). Sporée blanche.

 

Microscopie  Spores ellipsoïdes, (6,9-)6,9-7,9-8,8(-9) × (5,4-)5,4-6,1-6,9(-7,5) µm, Q = (1,14-)1,13-1,28-1,43(-1,44) à réseau amyloïde incomplet composé de verrues irrégulières connectées par de fines lignes. Basides 40-50 × 7-9 μm, cylindriques à clavées, 4-spores. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie Ectomycorrhizien, à amplitude écologique assez large, associé à Uapaca guineensis (Thoen & Ba, 1989), Afzelia africana, Anthonota crassifolia (Thoen & Ducousso, 1989), Marquesia macroura; forêt dense humide, forêt dense sèche, forêt galerie, forêt claire, miombo.

 

Distribution géographique connue – Bénin (Yorou et al., 2014)Burkina Faso (Sanon et al., 1997, ut Lactarius gymnocarpus)Cameroun (Heim, 1955ut Lactarius gymnocarpus; Onguene, 2000ut Lactarius gymnocarpus; van Dijk et al., 2003ut Lactarius gymnocarpus; Verbeken & Walleyn, 1999, 2010ut Lactarius gymnocarpus), R.D. Congo (De Kesel et al., 2017; Heim, 1955ut Lactarius gymnocarpus; Verbeken & Walleyn, 1999, 2010ut Lactarius gymnocarpus), Côte d’Ivoire (Heim, 1955ut Lactarius gymnocarpus; Verbeken & Walleyn, 2010ut Lactarius gymnocarpus; Yorou et al., 2014), Gabon (Eyi, 2009ut Lactarius gymnocarpus; Verbeken & Walleyn, 2010ut Lactarius gymnocarpus; Eyi et al., 2011ut Lactarius gymnocarpus), Guinée (Heim, 1955ut Lactarius gymnocarpus; Thoen & Ducousso, 1989ut Lactarius gymnocarpus; Verbeken & Walleyn, 2010ut Lactarius gymnocarpus; Yorou et al., 2014), Liberia (Verbeken & Walleyn, 2010ut Lactarius gymnocarpus), Malawi (Morris, 1990ut Lactarius gymnocarpus), Sénégal (Thoen & Bâ, 1989ut Lactarius gymnocarpus; Verbeken & Walleyn, 2010ut Lactarius gymnocarpus), Tanzanie (Härkönen et al., 2003ut Lactarius gymnocarpus)Togo (Yorou et al. 2014)Zambie (Pegler & Piearce, 1980ut Lactarius gymnocarpusHärkönen et al., 2015).

 

Notes  Lactifluus gymnocarpus ressemble à L. gymnocarpoides, mais s’en distingue par ses lamelles larges, espacées, longuement décurrentes, blanchâtres et quasiment toujours tachées de brun. La transition de couleur de l’hyménophore (blanchâtre) vers celle du pied (orange à brun orange) est brusque et très nette chez Lactifluus gymnocarpus et le latex blanc devient lentement brun ocracé. A l’inverse, chez Lactifluus gymnocarpoides, le haut du pied et les lamelles sont presque concolores et le latex est immuable.

Lactifluus volemoides ressemble aussi à L. gymnocarpus mais est d’un orange vif et laisse s’écouler un latex blanc devenant rouge pâle à brunâtre après séchage, et non pas brun foncé comme L. gymnocarpus.


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