Cantharellus symoensii Heinem.

Bull. Jard. bot. État Brux. 36: 343 (1966)

 

Synonyme:

Afrocantharellus symoensii (Heinem.) Tibuhwa, IMA Fungus 3(1): 36 (2012).

 

Références illustrées: Buyck (1994), Ubwoba: 96, figs 72 & 73; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 106, fig. 53; Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 132, fig. 139; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 59, fig. 84; 69, fig. 101; 155, figs 215 & 216; Nzigidahera (2007), Ress. biol. sauvages du Burundi, 30, fig. 26; Sharp (2011), A Pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 1: 28 + fig.

 

Macroscopie  Sporophores isolés ou grégaires. Chapeau 2,5-6 cm diam., convexe puis aplati, à l’état adulte triangulaire en coupe, souvent très charnu au centre, rarement déprimé à infundibuliforme; marge d'abord incurvée, longtemps arrondie, devenant très sinueuse, parfois légèrement sillonnée-cannelé; revêtement piléique non-séparable, lisse, légèrement graisseux par temps humide, sinon sec, rouge vif (8-9AB7-8), devenant graduellement plus pâle, rosâtre (5-7A5-7). Pied (2-)3-4(-5) × 0,7-1,3 cm, droit ou légèrement atténué et courbé vers la base, devenant parfois creux, sec, mat, blanchâtre, à teintes rouges ou rose pâle (7A2-4). Hyménophore décurrent, bien démarqué du pied par sa couleur uniforme jaune-orange (4-5A6-8), formé de larges plis, bien espacés (4-7/cm marge), fragiles, parfois bifurqués, fortement veinés au fond, arête entière et concolore. Chair blanchâtre, parfois virant au jaune très pâle. Odeur agréable, fruitée. Goût assez fort et agréable. Sporée très claire.

 

Macroscopie – Spores (8,2-)8,7-10,4-12,1(-12,1) × (4,6-)5,2-5,9-6,6(-6,8) µm, Q = (1,38-)1,5-1,76-2,02(-2,12), lisses, ellipsoïdes, parfois à constriction médiane. Basides clavées, allongées-cylindriques, 4(5)-spores, 65-75 × 8,5-12 µm. Cystides absentes. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie Ectomycorrhizien; miombo.

 

Distribution géographique connue – Burundi (Buyck, 1994), R.D. Congo (Heinemann, 1966; Parent & Thoen, 1977; Degreef et al., 1997; De Kesel & Malaisse, 2010; De Kesel et al., 2017), Tanzanie (Härkönen et al., 1995, 2003), Zambie (Härkönen et al., 2015), Zimbabwe (Sharp, 2011).

 

Note  Sur le terrain, Cantharellus symoensii, bien que plus petite et moins charnue, ressemble à C. splendens avec son chapeau rouge sang qui contraste avec le jaune intense de son hyménophore.

Cantharellus symoensii peut également être confondue avec C. platyphyllus qu’on reconnaît néanmoins sur le terrain aux couleurs de son chapeau (à maturité) qui varient du rose grisâtre au rouge grisâtre, vineux ou qui présente même des teintes jaunâtres ou verdâtres. Ce n’est que sous le microscope que Cantharellus symoensii se distingue avec certitude de C. platyphyllus par ses spores plus grandes et moins larges donc plus allongées (Q = 1,6-2,0) que celles de C. platyphyllus  (Q = 1,2-1,4).  La longueur des spores de Cantharellus symoensii présente néanmoins une variabilité assez importante (Eyssartier & Buyck, 1998).


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