Cantharellus sublaevis Buyck & Eyssart.

Cryptog. Mycol. 35(1): 26 (2014)

 

Références illustrées: Buyck (2014), Cryptog. Mycol. 35(1): 26, fig. 19; De Kesel et al. (2016), Cryptog. Mycol. 37(3): 312, fig. 32; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 104, figs 51 & 52.

 

Macroscopie  Sporophores souvent grégaires, charnus et compacts, 6-12 cm diam., 10 cm haut, souvent avec 2(-3) chapeaux sur un pied commun. Chapeau convexe à plano-convexe, devenant déprimé et infundibuliforme avec l’âge; surface presque lisse, parfois finement fissurée vers la marge, jaune pâle à jaune d’œuf  (3-4AB6-7); marge irrégulièrement ondulée-lobée, enroulée au début, puis infléchie à droite, finalement aiguë. Hyménophore presque entièrement lisse, légèrement ridé vers la marge, profondément décurrent, formant parfois des plaques isolées en haut du pied, jaune pâle (4A3-4) vers la marge, à teintes rosées ailleurs (7A2). Pied (2-)3-6 × 0,9-1,5 cm, cylindrique ou légèrement comprimé, plus épais et massif chez les spécimens à chapeaux multiples, souvent radicant, formant de jeunes chapeaux en sous-sol, entièrement lisse, jaune pâle (3-4A3-4). Chair fibreuse, blanchâtre dans le pied, jaunâtre (3-4A3) sous le revêtement du pied et du chapeau. Goût doux; odeur fruitée.

 

Microscopie – Spores ellipsoïdes à allongées, souvent subréniformes, de taille assez variable, (9,3-)8,7-10,9-13,1(-14,1) × (4,6-)4,6-5,4-6,1(-6,2) µm, Q = (1,66-)1,57-2,04-2,51(-2,68), hyalines, lisses. Basides 54-81 × 4,2-7,2 µm, étroitement clavées à subcylindriques, (2-)3-4(-5)-spores. Cystides absentes. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie Ectomycorrhizien, associé à de vieux Brachystegia spiciformis, en mélange avec de jeunes Julbernardia globiflora; miombo.

 

Distribution géographique connue – R.D. Congo (Heinemann 1966; De Kesel et al. 2016; De Kesel et al. 2017), Zambie (Buyck, 2014).

 

Note  Cantharellus sublaevis n’est pas la seule espèce africaine à hyménophore presque lisse et à sporophores cespiteux. En Afrique de l’Ouest, C. solidus est très similaire (De Kesel et al., 2011) mais s’en distingue clairement par ses couleurs moins orangées, son contexte franchement résistant, ses grandes spores subglobuleuses, ses basides bisporiques et la présence de boucles.


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