Cantharellus ruber Heinem.

Bull. Jard. bot. État Brux. 36: 341 (1966)

 

Références illustrées: Buyck (1994), Ubwoba: 99, figs 76 & 77; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 96, fig. 46; Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 131, fig. 138; Malaisse (1997), Se nourrir en forêt claire africaine: 40, fig. 2.1.6; Nzigidahera (2007), Ress. biol. sauvages du Burundi, 30, fig. 28; Sharp (2014), A pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 2: 19 + fig.

Macroscopie  Sporophores isolés ou grégaires. Chapeau 4-7(-8) cm diam., convexe puis infundibuliforme, peu charnu; marge enroulée, puis incurvée, souvent sinueuse, parfois sillonnée, finalement étalée, aiguë; revêtement piléique non-séparable, lisse, légèrement graisseux par temps humide sinon sec, mat, rose-rougeâtre à orangé (6-7AB6-7), devenant graduellement rouge pastel à rosâtre (7A3-5) avec l’âge. Pied (2-)3-4(-5) × (0,5-)0,8-1,2(-1,4), droit ou légèrement courbé, subcylindrique, parfois fortement atténué vers la base, plein, sec, mat, concolore au chapeau, blanchâtre à la base, légèrement orangé dans sa partie supérieure. Hyménophore décurrent, formé de larges plis espacés, (4-)5-10/cm (marge), fréquemment bifurqués, très fortement interveinés, concolore ou un peu plus pâle que le chapeau, arête entière et concolore. Chair blanchâtre, parfois rosâtre-brun au froissement, assez fibreuse dans le pied. Odeur agréable, fruitée. Goût doux et agréable. Sporée très claire.

Microscopie – Spores (7,1-)7-7,9-8,7(-8,9) × (4,1-)4-4,7-5,3(-5,5) µm, Q = (1,44-)1,44-1,69-1,94(-1,99), lisses, ellipsoïdes. Basides 4(-6)-spores, 45-55 × 7-8 µm, clavées. Cystides absentes. Anses d'anastomose abondantes.

 

Ecologie Ectomycorrhizien, associé à Marquesia macroura, Julbernardia, Brachystegia; miombo. 

 

Distribution géographique connue – Angola, Burundi (Buyck, 1994; Nzigidahera, 2007), R.D. Congo (Degreef et al., 1997; Malaisse, 1997; De Kesel & Malaisse, 2010; De Kesel et al., 2017), Tanzanie (Härkönen et al., 2003), Zimbabwe (Sharp, 2014).

 

Note  Cantharellus ruber est facilement reconnaissable à sa couleur rouge qu’elle partage avec C. addaiensis, une espèce beaucoup plus petite et dont les lamelles ne sont ni espacées ni interveinées.


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