Cantharellus pseudomiomboensis De Kesel & Kasongo

Cryptog. Mycol. 37(3): 305 (2016)

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2016), Cryptog. Mycol. 37(3): 305, figs 28 & 29; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 93, figs 43 & 44.

 

Macroscopie  Sporophores solitaires ou fasciculés, rarement grégaires, charnus. Chapeau convexe à plano-convexe, -12 cm diam., très tôt déprimé au centre; surface lisse-tomenteuse à l’état jeune, brun cannelle (6C6-6D5) très rapidement couverte de fines squamules apprimées à semi-érigées sur fond blanchâtre à jaunâtre (3A5), le centre restant tomenteux, brun clair. Hyménophore profondément décurrent, à lamelles, de longueurs inégales, espacées, très rarement anastomosées, souvent fourchues et interveinées, jaune vif (3A4-5) très démarqué du pied blanchâtre. Pied (2-)3-5,5 × 1-2,5 cm, cylindrique ou aminci vers la base, blanc ou teinté de jaune, entièrement couvert de petites squamules brun clair, orange ou blanchâtres. Chair fibreuse, blanche dans le pied et le chapeau, orange sous le revêtement du chapeau, immuable. Odeur fruitée. Goût doux.

 

Microscopie – Spores largement ellipsoïdes à ellipsoïdes, (6,3-)6,4-7,2-7,9(-8,3) × 4,4-4,9-5,5(-5,6) µm, Q = 1,29-1,46-1,63(-1,67), hyalines, lisses. Basides 41,8-56,5-71,2 × 6,3-8,2-10,1 µm, étroitement clavées à subcylindriques, 4(-5)-spores. Cystides absentes. Anses d'anastomose rares, plus fréquentes dans le revêtement du chapeau.

 

Ecologie  Ectomycorrhizien, associé à Marquesia macroura, Julbernardia paniculata, J. globiflora, Brachystegia microphylla, Uapaca kirkiana; miombo.

 

Distribution géographique connue – R.D. Congo (De Kesel et al., 2016, 2017).

 

Note  Les jeunes sporophores de Cantharellus pseudomiomboensis ont un chapeau de couleur brunâtre à cannelle ou jaunâtre et densément couvert d’écailles brun-cannelle, particulièrement au centre. Ce caractère permet de distinguer cette espèce de Cantharellus mikemboensis dont le chapeau est jaune pâle et couvert d’écailles jaunâtres concolores.

 

Cantharellus pseudomiomboensis diffère de C. miomboensis par ses écailles beaucoup plus grandes, son pied blanchâtre squamuleux et ses lamelles légèrement plus espacées. Sous le microscope, Cantharellus pseudomiomboensis révèle de rares anses d'anastomose et des éléments piléiques beaucoup plus larges (De Kesel et al. 2016).


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