Cantharellus platyphyllus Heinem.

Bull. Jard. bot. État Brux. 36: 342 (1966)

Synonymes:

Afrocantharellus platyphyllus (Heinem.) Tibuhwa, IMA Fungus 3(1): 34 (2012) f. platyphyllus.

Cantharellus cyanescens Buyck, Ubwoba: Les Champignons Comestibles de l'Ouest du Burundi: 112 (1994); Cantharellus platyphyllus f. cyanescens (Buyck) Eyssart. & Buyck, Belg. J. Bot. 131(2): 146 (1999) [1998]; Afrocantharellus platyphyllus f. cyanescens (Buyck) Tibuhwa, IMA Fungus 3(1): 34 (2012).

Cantharellus platyphyllus subsp. bojeriensis Eyssart. & Buyck, Mycotaxon 70: 208 (1999).

 

Références illustrées: Buyck (1994) (ut C. cyanescens), Ubwoba: 92, figs 68 & 69; De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 130, photo 19; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 94, fig. 45; Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 130, fig. 137; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 153, fig. 212; Ryvarden et al. (1994), Introd. Larger Fungi S. Centr. Afr.: 115 + fig. (ut C. longisporus); 117 + fig. (ut C. pseudocibarius); Sharp (2011), A Pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 1: 26 + fig.; Yorou & De Kesel (2011), Liste Rouge champ. sup. Bénin: 53, fig. 5.4.; Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABC Taxa 10: 25, figs 8 & 10 A,B.

 

Macroscopie  Sporophores isolés ou grégaires. Chapeau 2,5-8(-9) cm diam., convexe puis aplati, rarement infundibuliforme à l'état adulte, souvent plus charnu au centre; marge fortement incurvée, longtemps arrondie, souvent sinueuse, parfois sillonnée, finalement étalée, relevée, aiguë; revêtement piléique non-séparable, lisse à finement rugueux, légèrement graisseux par temps humide sinon sec, mat, rouge vif (8BCD5-6 à 9-10CD6-7), devenant graduellement rosâtre (8A3-5) depuis le centre. Pied 3-5 × 0,7-1,8 cm, droit ou légèrement courbé, cylindrique, parfois creux, souvent atténué vers la base, sec, mat, rouge ou rose pâle (6-7A2-4), blanchâtre à la base, parfois à zone rouge orange (7A3-5) dans sa partie supérieure. Hyménophore décurrent, formé de larges plis espacés, (4-)5-10/cm (marge), fragiles, parfois bifurqués, anastomosés, souvent nettement veinés au fond, jaune-orange (4A5-7) uniforme, parfois à reflets rosâtres, arête entière et concolore. Chair blanche, souvent partiellement et subtilement teintée de bleu grisâtre, immuable. Odeur agréable, fruitée. Goût doux et agréable. Sporée très claire.

 

Microscopie – Spores (8-)8,3-9,4-10,5 × (6,4-)6-7,1-8,1(-8,8) µm, Q = 1,16-1,33-1,5, lisses, largement ellipsoïdes à subglobuleuses. Basides 4-5(-6)-spores, 55-65 × (8-)9-10 µm, longues, cylindriques, clavées. Cystides absentes. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie Ectomycorrhizien, associé aux Caesalpiniaceae; forêt galerie, forêt de transition vers la forêt claire, miombo.

 

Distribution géographique connue – Bénin (De Kesel et al., 2002; Yorou & De Kesel, 2011), Burundi (Buyck, 1994, ut C. cyanescens), R.D. Congo (De Kesel et al., 2017), Gabon (Eyi et al., 2011), Tanzanie (Härkönen et al., 2003), Togo, Zambie (Härkönen et al., 2015), Zimbabwe (Ryvarden et al.,1994, ut C. longisporus, ut C. pseudocibarius; Sharp, 2011).

 

Notes  Cantharellus platyphyllus ne peut être distinguée avec certitude de C. symoensii qu’à l’issue de l’examen de leurs spores. Les spores de Cantharellus symoensii sont en effet nettement plus allongées (Q = 1,78 ) que celles de C. platyphyllus (Q = 1,40).

Cantharellus platyphyllus est sans doute la chanterelle la plus commune du miombo zambézien alors qu’elle est plutôt rare en Afrique de l’ouest, préférant les forêts galeries et les forêts de transition vers la forêt claire (De Kesel et al. 2002).


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