Cantharellus miomboensis Buyck & V. Hofst.

Fungal Diversity 58(1): 291 (2013)

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2016), Cryptog. Mycol. 37(3): 304, fig. 27; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 90, figs 40-42.

 

Macroscopie  Sporophores solitaires ou grégaires, charnus, parfois connés et formant plusieurs sporophores sur une même base. Chapeau convexe à plano-convexe, (6-)8-13(-15) cm diam., puis légèrement déprimé au centre; surface lisse-tomenteuse à l’état jeune, très rapidement squamuleux- aréolé, toujours à squames fortement apprimées, de couleur assez variable, jaune à jaune grisâtre (3-4AB3-5), parfois à éléments verdâtres (1-2B3, 30B3), plus pâle vers la marge, se tachant de brunâtre au froissement; marge longtemps enroulée, restant incurvée, aiguë, peu ondulée. Hyménophore décurrent, à plis bien développés, de longueurs inégales, fourchus, faces parfois fortement veinées, orange (4AB7-8), uniforme et typiquement plus intense que le pied et/ou le chapeau. Pied (2-)3-7 × 0,8-2,5 cm, cylindrique, le plus souvent aminci vers la base ou jeunes sporophores se développantà la base, non radicant, entièrement couvert de squames décollées, sur fond blanchâtre à jaune pâle (4A2-5). Chair fibreuse, blanche dans le pied et le chapeau, jaune (3-4A5) dans la marge et sous le revêtement du chapeau. Odeur fruitée. Goût doux, parfois légèrement amer.

 

Microscopie – Spores ellipsoïdes, allongées, parfois faiblement réniformes, (7,8-)7,5-8,7-9,9(-10,1) × (4,8-)4,8-5,4-6,1(-6,6) µm, Q = (1,43-)1,42-1,6-1,78(-1,81), hyalines, lisses. Basides 53-67 × 7-9 µm, étroitement clavées à subcylindriques, 5(-6)-spores. Cystides absentes. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie Ectomycorrhizien, associé à Julbernardia et Brachystegia; miombo.

 

Distribution géographique connue – R.D. Congo (De Kesel et al., 2016, 2017)Kenya (De Kesel et al., 2016)Tanzanie (Buyck et al., 2013), Zambie (Buyck et al., 2013)Zimbabwe (De Kesel et al., 2016).

 

Notes Cette grande chanterelle à chapeau jaune squamuleux-aréolé ressemble à plusieurs espèces moins communes en région zambézienne. Elle fut aussi confondue avec Cantharellus rufopunctatus et à sa variété ochraceus, deux taxons inféodés aux forêts denses humides à Gilbertiodendron dewevrei. Les travaux de Buyck et al. (2013) et De Kesel et al. (2016) démontrent que Cantharellus rufopunctatus est absente des miombo et des forêts claires. Toutes les mentions de cette dernière et de sa variété ochraceus au Haut-Katanga (Heinemann, 1966), au Burundi (Buyck, 1994), en Zambie (Härkönen et al., 2015) et au Zimbabwe (Sharp, 2011) réfèrent à Cantharellus miomboensis ou à d’autres espèces voisines (De Kesel et al., 2016).

Cantharellus miomboensis est proche de C. pseudomiomboensis qui se distingue par un pied blanchâtre à minuscules squames et par un chapeau muni de squames non-apprimées, brunes sur fond jaune. Souvent, le centre du chapeau reste entièrement brunâtre alors qu’il est jaune chez Cantharellus miomboensis. Sous le microscope Cantharellus pseudomiomboensis révèle de rares anses d'anastomose et des éléments piléiques beaucoup plus larges (De Kesel et al. 2016).


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