Cantharellus mikemboensis De Kesel & Degreef

Cryptog. Mycol. 37(3): 302 (2016)

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2016), Cryptog. Mycol. 37(3): 302, fig. 26; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABCTaxa 17: 88, fig. 39.

 

Macroscopie  Sporophores solitaires ou grégaires, charnus, atteignant 12 cm diam., 10 cm haut, souvent avec 2(-3) chapeaux sur un pied commun. Chapeau convexe à plano-convexe, devenant déprimé et légèrement en entonnoir avec l’âge; surface lisse-tomenteuse à l’état jeune, jaune pâle (3A5-3, 3B4-5), puis entièrement squameux, jaune cire (3AB5) à jaunâtre-orange (4A5), plus pâle (3A2-3) vers la marge; marge enroulée au début, très tôt infléchie, puis droite, aiguë, ondulée. Hyménophore profondément décurrent, formant parfois des plaques lisses isolées sur le haut du pied, ailleurs à plis bien développés, non-anastomosés, fourchus, modérément veinés, de couleur uniforme, d’abord concolore au chapeau (3A5-3), puis d’un jaune plus profond, jaune beurre (4A4-6) à jaune ambre (4B6), nettement bien démarqué du pied (3A2). Pied (2-)3-5 × 0,8-1,5 cm, cylindrique, plus épais et massif chez les spécimens à chapeaux multiples, non radicant, lisse ou très faiblement squamuleux, blanchâtre à jaune pâle (3A2). Chair fibreuse, blanchâtre dans le pied, jaunâtre marbré dans le chapeau, jaune (3-4A6) sous le revêtement du chapeau. Odeur fruitée. Goût doux.

 

Microscopie – Spores ellipsoïdes, parfois légèrement étranglées au milieu, 7,3-8,2-9,1(-9,6) × (4,5-)4,6-5,3-6,1(-6,9) µm, Q = 1,37-1,54-1,71(-1,72), hyalines, lisses. Basides 53-75 × 6,6-10,3 µm, étroitement clavées à subcylindriques, (3-)4(-5)-spores. Cystides absentes. Anses d'anastomose présentes dans tous les tissus.

 

Ecologie Ectomycorrhizien, associé à Marquesia macroura, Julbernardia paniculata, Brachystegia spiciformis, souvent en mélange avec Uapaca spp.; miombo.

 

Distribution géographique connue – R.D. Congo (De Kesel et al., 2017).

 

Notes  Cette grande chanterelle jaune à chapeau squameux est rare. Elle diffère de Cantharellus miomboensis par son pied blanchâtre, lisse ou très finement squamuleux, des plis plus espacés et peu interveinés. Sous le microscope, elle s’en distingue par la présence d'anses d'anastomose, des spores beaucoup moins allongées (Qmoy = 1,54) et des éléments piléiques terminaux plus larges que 8 µm (De Kesel et al. 2016).

Cantharellus mikemboensis se distingue de C. pseudomiomboensis qui possède un chapeau muni de squames brunes sur fond jaune à centre entièrement brunâtre.

Les jeunes sporophores de Cantharellus mikemboensis, surtout ceux à chapeau vigoureux et encore presque lisse, peuvent aussi être confondus avec C. afrocibarius. Sur le terrain, le chapeau entièrement orange et non taché de blanc et l’hyménophore concolore, permettent d’identifier Cantharellus mikemboensis. Sous le microscope, Cantharellus mikemboensis possède des éléments piléiques plus larges que C. afrocibarius (De Kesel et al. 2016).


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