Auricularia cornea Ehrenb.

Horae Phys. Berol.: 91 (1820)

 

Synonymes:

Exidia cornea (Ehrenb.) Fr., Syst. Mycol. (Lundae) 2(1): 222 (1822); Hirneola cornea (Ehrenb.) Fr., K. svenska Vetensk-Akad. Handl., ser. 3 69: 147 (1849) [1848].

Exidia polytricha Mont., Voy. Indes Or., Bot. 2: 154 (1834); Auricularia polytricha  (Mont.) Sacc., Atti. Inst. Veneto Sci. Lett., ed Arti, Sér. 6(3): 722 (1885).

Hirneola nigra Fr., Fung. Natal. 27 (1848).

Auricularia tenuis (Lév.) Farl., Bibl. Index N. Amer. Fung. 1(1): 309 (1905).

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 125, photo 16; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABC Taxa 17: 66, fig. 27Gryzenhout (2010) (ut Auricularia sp.), Mushrooms of South Centr. Africa: 118 + fig.; Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABCTaxa 10: 93, figs 68-70; Härkönen et al. (2003) (ut A. polytricha), Tanzanian mushrooms: 180, figs 198 & 199; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 190, fig. 263; Ryvarden et al. (1994) (ut A. polytricha), Introd. Larger Fungi S. Centr. Afr.: 61 + fig.; Sharp (2014), A pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 2: 43 + fig.

 

Macroscopie – Sporophores poussant souvent en groupes sur bois mort. Chapeau conchoïde ou en forme d'oreille, jusqu'à 10 cm diam., de consistance élastique et cartilagineuse, fixé par le sommet ou latéralement au substrat. Surface piléique ondulée-ridulée, toujours finement à grossièrement pubescente et non-zonée, d'abord brune (5-6DE5-7), puis plus claire (5B-C3), finalement blanchâtre sale; marge lisse, égale, parfois enroulée ou récurvée selon le développement, parfois un peu plus claire ou foncée que le reste de la surface piléique. Surface hyméniale (surface inférieure), toujours presque lisse ou rarement partiellement sub-veinée, luisante au début, parfois poudrée de blanc (spores) avec l'âge, brun-pourpre à brun-rougeâtre (8DF4-6) (couleur chair de foie). Pied absent ou très court, n'excédant pas 2-4 mm diam. et 2-4 mm de projection, concolore au chapeau, fermement attaché au substrat. Chair élastique et tenace, 1-3 mm épaisseur, macroscopiquement composée de deux couches séparables. Odeur presque nulle. Goût faiblement fongique à insignifiant

 

Microscopie – Spores hyalines, réniformes à allantoïdes, (10-)8,2-12,7-17,2(-15) x (4,3-)3,3-5,0-6,7(-6,3) μm, Q = (1,97-)1,61-2,55-3,49(-3,06). Basides 45-55 x 5-6,5 μm, cloisonnées à 4 cellules. Anses d’anastomose présentes.

 

Ecologie – Saprotrophe, sur bois mort; large amplitude écologique: forêt dense humide, forêt galerie, forêt de montagne, forêt claire, miombo, muhulu.

 

Distribution géographique connue – Pantropical. R. Afrique du sud (Doidge, 1950, ut A. polytricha), Bénin (De Kesel et al., 2002), Burundi (Degreef et al., 2016), Cameroun (Berthet & Boidin, 1966, ut A. polytrichaNjouonkou et al., 2016; Roberts, 2001; van Dijk et al., 2003, ut A. polytricha), R.D. Congo (Degreef et al., 1997, ut A. tenuis; De Kesel & Malaisse, 2010, ut A. tenuis; De Kesel et al., 2017; Gillet & Pâque, 1910; Hendrickx, 1948, ut A. polytricha & Hirneola nigra; Musibono et al., 1991), Comores (Hennings, 1908), Côte d’Ivoire (Roberts, 2001), Ethiopie (Castellani & Ciferri, 1937, ut Exidia polytricha), Gabon (Eyi, 2009; Eyi et al., 2011), Ghana (Piening, 1962, ut A. polytricha), Madagascar (Hennings, 1908)Malawi (Morris, 1990, ut A. polytricha), MaliNigeria (Oso, 1975, ut A. polytricha; Zoberi, 1973, ut A. polytricha), Ouganda (Maitland & Wakefield, 1917, ut A. polytricha), Rwanda (Degreef et al., 2016), Tanzanie (Eichelbaum, 1906, ut A. polytricha; Härkönen et al., 2003, ut A. polytricha; Hennings 1905, ut A. polytricha), Zambie (Härkönen et al., 2015), Zimbabwe (Sharp, 2014).

 

Notes – Auricularia cornea, A. polytricha (Mont.) Sacc. et A. tenuis (Lév.) Farl. étaient jadis séparées sur base de la morphologie du sporophore et de la longueur des poils piléiques (Lowy, 1952). Wong & Wells (1987) proposent de considérer ces trois espèces comme synonymes du fait de leur interfertilité. La variabilité morphologique observée à travers sa vaste aire de distribution incite à considérer Auricularia cornea comme un complexe d’espèces.

Auricularia cornea est facilement reconnaissable à sa forme, à son hyménium lisse et à son revêtement piléique franchement hirsute et non-zoné. Auricularia delicata est une espèce voisine, également pantropicale. Elle se distingue de Auricularia cornea par une surface hyméniale nettement poroïde et des sporophores plus charnus. Les deux espèces sont parfois trouvées côte à côte sur le même substrat.


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