Armillaria heimii Pegler

Kew Bull. Add. Ser. 6: 92 (1977)

 

Synonyme:

Clitocybe elegans R. Heim, Revue Mycol., Paris 28(2): 94 (1963).

Références illustrées: Eyi Ndong et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABCTaxa 10: 90, figs 66 & 67; Heim (1963a), Revue Mycol., Paris 28(2): 94, pl. 3, figs 1-4; Pegler (1977), A preliminary agaric flora of East Africa, Kew Bull. Add. Ser. 6: 92, fig. 17/4.

 

Macroscopie – Cespiteux. Chapeau 1-3,5 cm diam., plan convexe, faiblement déprimé au centre; revêtement d’abord brun foncé [6D5] puis brun clair orangé sauf le centre restant brun foncé, squamuleux à squames aiguës brun foncé [7F6]; marge d’abord enroulée puis infléchie, plus pâle. Pied 2-7,5 x 0,3-0,4 cm, cylindrique, creux-fistuleux, blanc en haut, graduellement orange brunâtre vers la base, celle-ci finalement gris-brun foncé; revêtement lisse au-dessus de l’anneau, garni de flocons vélaires blancs en dessous; anneau fugace, ascendant, fixe, attaché dans le ¼ supérieur du pied. Lamelles adnées et décurrentes par une dent, 0,3 cm de large, denses (L+l = 20/cm), blanches puis à reflets rosés [6B3]; lamellules fréquentes (7/Lamelle), régulières, en trois séries; arête concolore. Chair mince, blanc crème à reflets incarnats dans le chapeau et dans le pied, immuable. Odeur assez forte. Goût amer. Sporée blanche.

 

Microscopie – Spores lisses, hyalines, largement ellipsoïdes, (6,5-)6,7-7,8-8,9(-8,9) x (4,7-)4,9-5,7-6,5(-6,6) μm, Q = (1,19-)1,17-1,37-1,57(-1,60). Basides 24-35 x 6,2-10,8 μm, subclavées, 4-spores. Cheilocystides clavées à fusoïdes, 22-36 x 8-9 μm, hyalines. Anses d’anastomose non observées.

 

Ecologie – Saprotrophe, sur bois mort, mentionné également comme parasite sur caféier, théier, cacaoyer, Hevea et diverses essences forestières (Mohammed & Guillaumin, 1994; Gezahgne et al., 2004); forêt dense humide, forêt de montagne.

 

Distribution géographique connue – R. Afrique du sud (Mohammed & Guillaumin, 1994), Cameroun (Heim, 1963a, ut Clitocybe elegans), R. Centrafricaine (Heim, 1967a), R. Congo (Abomo-Ndongo et al., 2002), R.D. Congo, Côte d’Ivoire (Heim, 1963a, ut Clitocybe elegans), Gabon (Mohammed & Guillaumin, 1994; Eyi, 2009, ut A. mellea; Eyi et al., 2011), Kenya (Mohammed & Guillaumin, 1994), La Réunion (Mohammed & Guillaumin, 1994), Liberia (Mohammed & Guillaumin, 1994), Madagascar (Heim, 1963a, ut Clitocybe elegans), Malawi (Morris, 1990; Mohammed & Guillaumin, 1994), Ouganda (Pegler, 1977), Rwanda (Degreef et al., 2016), Tanzanie (Pegler, 1977), Zambie (Mohammed & Guillaumin, 1994), Zimbabwe (Mwenje et al., 2003).

 

Notes – La synonymie de Armillaria heimii avec A. fuscipes Petch (Pegler, 1986) a récemment été mise en doute sur base de résultats d’analyses moléculaires (Pérez-Sierra et al., 2004). En effet, bien que les spécimens étudiés par ces auteurs soient morphologiquement proches, ils se répartissent en deux clades. Le premier correspond à A. heimii, l’autre à A. fuscipes sous réserve d’une similitude avec l’holotype, jusqu’ici difficilement séquençable.


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