Amanita rubescens Pers.

Tent. disp. meth. fung. (Lipsiae): 71 (1797)

 

Synonymes :

Agaricus rubescens (Pers.) Fr., Syst. Mycol. (Lundae) 1: 18 (1821); Agaricus rubescens (Pers.) Fr., Syst. Mycol. (Lundae) 1: 18 (1821) var. rubescens; Limacium rubescens (Pers.) J. Schröt., Krypt.-Fl. Schlesien (Breslau) 3.1: 531 (1889); Amplariella rubescens (Pers.) E.-J. Gilbert, Icon. Mycol., suppl. I, 27: 79 (1940).

Agaricus verrucosus Bull., Herb. Fr. (Paris) 7: tab. 316 (1787).

Agaricus magnificus Fr., Monogr. Hymenomyc. Suec. (Upsaliae) 1: 13 (1857); Amanita magnifica (Fr.) Gillet, Hyménomycètes (Alençon): 23 (1874) [1878].

Amanita annulosulphurea (Gillet) Seyot, Les Amanites et la tribu des Amanitées: 51 (1930).

 

Références illustrées: Beeli (1935), Fl. Icon. Champ. Congo 1: 20, pl. 3, fig. 4; Buyck (1994), Ubwoba: 80, figs 56 & 57; De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 181, photo 44; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABC Taxa 17: 62, figs 24 & 25Eyi et al. (2011),Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABC Taxa 10: 87, figs 63-65; Gryzenhout (2010), Mushrooms of South Africa: 28 + fig.; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 29, figs 142 & 143; Sharp (2011), Pocket guide to mushrooms in Zimbabwe: 47 + fig.; van der Westhuizen & Eicker (1994), Field Guide Mush. S. Afr.: 42 + fig.

 

Macroscopie – Sporophores solitaires ou grégaires. Chapeau 6-20 cm diam., d’abord convexe puis plan-convexe; revêtement blanchâtre puis brun-rougeâtre [9F5], sec, séparable, entièrement couvert de flocons en forme de plaques irrégulières détersiles grisâtres puis brun sale [6D4]; marge d’abord infléchie puis droite, non striée, un peu excédante. Pied 5-15 ´ 1-1,5 cm, central, cylindrique, droit, plein, à peine renflé à la base (-2 cm), subradicant; revêtement sec, mat, blanchâtre au-dessus de l’anneau à graduellement rose-brunâtre [9E5] vers la base, chiné ou à multiples déchirures surtout dans la partie inférieure du pied; volve subnulle; anneau membraneux, persistant, pendant, face externe couverte de flocons brunâtres, face interne blanche, striée. Lamelles libres, serrées, horizontales, blanches rougissant-brunissant avec l’âge, 0,5 cm de large; lamellules de longueur variable; arête concolore. Chair ferme dans le chapeau, fibreuse dans le pied, blanche, rougissant-brunissant avec l’âge surtout à la base du pied. Odeur fongique faible. Goût doux. Sporée blanche.

 

Microscopie – Spores lisses, amyloïdes, ellipsoïdes, (5,9-)6,0-6,8-7,7(-8,1) x (4,0-)4,1-4,8-5,5(-5,6) µm, Q = (1,20-)1,23-1,42-1,61(-1,63). Basides (24-)27-30(-36) x 7-10 µm, clavées, 4-spores. Cheilocystides 18-22 x 15 µm, obovoïdes, hyalines. Pleurocystides 23-28 x 7,5-8,5 µm, clavées, à inclusions oléifères. Anses d’anastomose absentes.

 

Ecologie – Ectomycorrhizien, sous Caesalpiniaceae (Isoberlinia sp., Julbernardia paniculata, Marquesia macroura); large amplitude écologique: forêt dense humide, forêt claire, miombo, aussi dans les plantations de Pinus.

 

Distribution géographique connue – Cosmopolite. R. Afrique du Sud (Gorter & Eicker, 1988; Gryzenhout, 2010; Levin et al., 1987; Stephens & Kidd, 1953; van der Westhuizen, 1983; van der Westhuizen & Eicker, 1994; Watt & Breyer-Brandwijk, 1962), Bénin (De Kesel et al., 2002), Burundi (Buyck, 1994), Cameroun (Onguene, 2000), R.D. Congo (Beeli, 1935; De Kesel & Malaisse, 2010; De Kesel et al., 2017), Gabon (Eyi, 2009; Eyi et al., 2011), Malawi (Morris, 1990), Togo, Zambie (Härkönen et al., 2015)Zimbabwe (Sharp, 2011).

 

Notes – Tous les spécimens africains placés sous Amanita rubescens mériteraient une analyse moléculaire afin de vérifier leur affinité avec les spécimens récoltés en régions tempérées. En effet, malgré d’infimes différences morphologiques, on constate que les hôtes diffèrent fondamentalement selon l’origine du spécimen. Sans confirmation de cette hypothèse, nous maintenons le matériel d’Afrique tropicale sous Amanita rubescens au sens large.

 

Amanita rubescens var. congolensis Beeli, récolté dans la cuvette congolaise, diffèrerait du type par sa saveur amère, son pied cylindrique (pas subbulbeux) et la présence de squames pyramidales sur le chapeau. Cette forme est très mal connue et diffère en tout cas des collections béninoises (De Kesel et al., 2002), zambiennes (Härkönen et al., 2015) et du Haut-Katanga (De Kesel et al., 2017).


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