Amanita loosii Beeli

Bull. Jard. bot. État Brux. 14: 90 (1936)

 

Synonyme :

Amanita zambiana Pegler & Piearce, Kew Bull. 35(3): 485 (1980).

 

Références illustrées: Buyck (1994), Ubwoba: 78, figs 54 & 55; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABC Taxa 17: 52, fig.18Eyi et al. (2011), Champignons comestibles des forêts denses d’Afrique centrale, ABC Taxa 10: 33, fig. 16 (forme blanche); Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 69, figs 62, 71-73; Härkönen et al. (2015), Zambian mushrooms and mycology: 96, figs 133-135; Malaisse (1997), Se nourrir en forêt claire africaine: 40, fig. 2.1.10; Nzigidahera (2007), Ress. biol. sauvages du Burundi, 30, fig. 29; Ryvarden et al. (1994) (ut A. zambiana), Introd. Larger Fungi S. Centr. Afr.: 79 + fig.; Sharp (2011), A Pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 1: 45 + fig.

 

Macroscopie – Sporophores isolés ou groupés par 2-3, parfois plus d’une dizaine d’individus. Chapeau gigantesque pour le genre, jusqu’à 30(-35) cm diam., très charnu, d'abord hémisphérique, finalement plano-convexe à plan, lisse, visqueux au début, devenant sec, au début brun foncé à reflets olivâtres (4-5CD4-5), finalement blanchâtre excepté le centre qui reste toujours brun-olivâtre pâle (4-5CD4-5), normalement sans restes du voile universel; marge finement striée sur 1-2 cm. Pied central, 10-24 cm haut, 1,5-2,5 cm diam., droit, cylindrique, sec, squamuleux, blanchâtre, immuable, plein, devenant creux dans sa partie supérieure, faiblement bulbeux à la base; volve très grande, en sac, épaisse, extérieur d’abord mat-feutrée, gris-brunâtre (5C2-6D3), se déchirant en plaques polyédriques foncées sur fond blanchâtre, lisse à l’intérieur, blanchâtre. Lamelles serrées, libres, légèrement ventrues, blanches, immuables, arête lisse à légèrement crénelée, blanche; lamellules fréquentes, 2-3 séries de longueur différente. Chair ferme, blanche dans tout le sporophore. Saveur et odeur très fortes. Sporée presque blanche.

 

Microscopie – Spores inamyloïdes, ellipsoïdes, lisses, (9-)8-11,1-14,3(-13,6) × (7-)6,3-8,8-11,4(-10,7) µm, Q = (1,12-)1,06-1,26-1,46(-1,43). Basides clavées, 4-spores, 42-62 × 10-12 µm. Arête entièrement coiffée de cellules du voile clavées à sphéropedonculées. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie – Ectomycorrhizien, sous Caesalpiniaceae et Phyllanthaceae; forêt claire, miombo.

 

Distribution géographique connue – Régions soudano-guinéenne et zambézienne. Bénin, Burundi (Buyck, 1994; Nzigidahera, 2007), Togo, R.D. Congo (De Kesel et al., 2017; Malaisse, 2007), Kenya, Malawi, Tanzanie (Härkönen et al., 2003), Zambie (Härkönen et al., 2015), Zimbabwe (Ryvarden et al., 1994; Sharp, 2011).

 

Notes – Les détails de la mise en synonymie de Amanita zambiana avec A. loosii sont donnés dans Walleyn & Verbeken (1998). Récemment, Härkönen et al. (2015) ont proposé de remplacer l’épithète original (loosii) que l’on doit originalement à Beeli, par loosei, faisant référence au mycologue auquel il serait dédié (de Loose). Cette proposition n’obtient pas notre assentiment et, afin d’éviter de multiplier les versions orthographiques de cette épithète spécifique, nous suggérons de s’en tenir au nom publié par Beeli dans le protologue, à savoir Amanita loosii.

Plus de 45 noms locaux sont cités dans la littérature pour désigner Amanita loosii en région zambézienne. Au Haut-Katanga, c'est la seule amanite qui semble bénéficier d’un intérêt particulier de la part des populations locales, ce qui n’est guère étonnant car il s’agit de l’espèce la plus grande et par conséquent aussi la plus productive, la plus vendue, la plus consommée et la plus appréciée dans l’ensemble de la région.


Cliquez sur la carte de distribution pour visualiser les métadonnées des spécimens