Amanita crassiconus Bas

Persoonia 5(4): 500 (1969) (nom. inval.)

 

Références illustrées: De Kesel et al. (2002), Guide champ. com. Bénin: 179, photo 41; De Kesel et al. (2017), Champ. comestibles du Haut-Katanga, ABC Taxa 17: 49, fig.16Sharp (2011), A Pocket guide to mushrooms in Zimbabwe, Vol. 1: 63 + fig.

 

Macroscopie – Chapeau 6-14(-15) cm diam., charnu, convexe, devenant plan-convexe; revêtement sec, entièrement blanc-gris, immuable, presque entièrement couvert de larges verrues floconneuses-feutrées, pyramidales, 1 cm de large, 1-3(-4) mm haut, à sommets fortement ou faiblement acuminés, gris-brun foncé (5F5) dès le début; marge non striée, feutrée, appendiculée, entièrement grise. Pied central, 7-14 cm haut, jusqu'à 1 cm diam., droit, subcylindrique à bulbe de 3-4 cm haut et jusqu'à 3 cm large, subradicant, plein; surface sèche, mate, immuable, légèrement à fortement poudreuse-floconneuse, blanchâtre, grisâtre vers la base, à l'état jeune muni de bourrelets irréguliers poudreux au sommet qui disparaissent entièrement avec l'âge; anneau jeune plutôt épais, fibrilleux-feutré, typiquement grisâtre, éphémère, ne laissant que des débris fibrilleux sur l’arête des lamelles, sur la marge du chapeau et dans la zone supérieure du pied; volve non-membraneuse, floconneuse, grisâtre, éphémère. Lamelles serrées, libres, ventrues, jusqu'à 15 mm large, presque blanches ou blanc-jaunâtre (1A2), immuables, arête concolore, souvent flocculeuse à l'état jeune, lamellules fréquentes. Chair ferme, blanche, immuable. Sporée presque blanche.

 

Microscopie – Spores amyloïdes, hyalines, subglobuleuses à ellipsoïdes, lisses, (8-)8-9,1-10,2(-10,7) × (5,8-)6-7,2-8,3(-8,8) µm; Q = (1,12-)1,11-1,27-1,43(-1,49).

 

Ecologie − Ectomycorrhizien, probablement associé à des Caesalpiniaceae (Julbernardia globiflora, J. paniculataIsoberlinia); miombo dégradés, bords de pistes.

 

Distribution géographique connue – Bénin (De Kesel et al., 2002), Burundi, R.D. Congo (De Kesel et al., 2017)Nigéria (Bas, 1969), Sénégal (Ducousso, 1991), Zambie (Härkönen et al., 2015, fig. 139, ut Amanita miomboensis).

 

 

Notes − Bien qu’assez fréquente en Afrique tropicale, cette grande Amanite n’est consommée que par quelques ethnies, notamment les transhumants Peuhls du Bénin (De Kesel et al., 2001), après avoir été bouillie, puis séchée et conservée au minimum une semaine. Selon les Bembas de Zambie, l’espèce n’est utilisée qu’en période de carences (Härkönen et al., 2015).

 

Amanita miomboensis est proche et peut être facilement confondue avec A. crassiconus. Elle en diffère principalement par le revêtement blanc du pied et le chapeau qui est très densément orné de petits flocons (Pegler & Shah-Smith, 1997: 414, fig. 5A-D). La photo présentée par Härkonen et al. (2015: 100) comme Amanita miomboensis est en fait A. crassiconus.


Cliquez sur la carte de distribution pour visualiser les métadonnées des spécimens