Amanita bweyeyensis Fraiture, Raspé & Degreef

MycoKeys 53: 111 (2019)

 

Références illustrées: Fraiture et al. (2019), MycoKeys 53: 111, fig. 3Härkönen et al. (2003), Tanzanian mushrooms: 62, fig. 65.

 

Macroscopie – Chapeau 4-7,3-12 cm diam., d'abord hémisphérique puis convexe à plan, sans umbo, légèrement visqueux, lisse, gris-brunâtre (6B2 à 6C2-3) puis entièrement blanchâtre ou jaunâtre à beige clair (4A2-5B2), sans restes de voile; marge entière, non striée ni appendiculée, laissant parfois apparaître l'extrémité des lamelles à la marge. Pied central, 6,5-9,5-15,2 × 7–2,5 cm, droit, subcylindrique, légèrement plus large sous les lamelles, graduellement élargi vers la base, finement fibrilleux, blanc, immuable, creux; base globuleuse à un peu allongée, jamais radicante ni pointue, -4,5 cm large, volumineuse, entourée d'une volve blanche, membraneuse, jusque 3-3,5 cm haut. Lamelles libres, d’abord blanches puis jaunâtres à ocracées, 8-9  lamellules par cm. Chair blanche. Odeur douce et agréable. Sporée presque blanche.

 

Microscopie – Spores amyloïdes, hyalines, subglobuleuses à ellipsoïdes, lisses, (7,5-)8-8,81-9,5(-11) × (6-)7-7,54-8,5(-9) µm, Q = (1-)1,1-1,17-1,28(-1,58). Basides clavées, 4-spores. Anses d'anastomose absentes.

 

Ecologie – Ectomycorrhizien, sous Eucalyptus; plantation.

 

Distribution géographique connue – Burundi (Fraiture et al., 2019), Rwanda (Fraiture et al., 2019), Tanzanie (Härkönen et al., 2003, ut Amanita cf. phalloides).

 

Notes – Amanita bweyeyensis appartient à la section Phalloideae, tout comme son sosie, A. phalloides, une espèce mortelle bien connue des régions tempérées. Leur ressemblance et la découverte récente, dans les tissus de A. bweyeyensis, de gènes non exprimés mais codant pour les mêmes toxines que celles présentes chez sa parente mortelle (Fraiture et al., 2019) invitent à la plus grande prudence avant la consommation de cette espèce.

Amanita bweyeyensis n'est connue qu'en association avec des plantations d'Eucalyptus. La présence d'une prétendue variété blanche de Amanita phalloides sous Eucalyptus en Afrique du Sud (van der Westhuizen & Eicker, 1994) laisse supposer qu'il s'agirait en fait de A. bweyeyensis dont l'aire de distribution pourrait s'étendre à toutes les régions d'Afrique tropicale où ont été introduits des Eucalyptus.

 


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